Archives de Tag: video games

#CEST7 : la récap de mes articles sur Gamekult.com

Afin d’avoir accès rapidement à mes papiers publiés sur GK si besoin, je me suis amusé à les répertorier ci-dessous. On y trouve essentiellement des tests (quasiment plus depuis plus d’un an, avec le changement de ligne éditoriale) et un peu d’articles de fond (de plus en plus si j’ai le temps, l’opportunité et si mon rédac chef valide ^^).

Portraits / Dossiers / Articles de fond

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[Portrait] Triskell Interactive : les déménageurs bretons.

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[Dossier] Dans le Nord, le jeu vidéo est une spécialité locale.

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[Enquête] La scène arcade en France : état des lieux.

Tests

(+ : Sélec GK)

Ben 10 – Omniverse (PS3) – 3

Castle of Illusion featuring Mickey Mouse (XLA) – 6

Dillon’s Rollin Western : The Last Ranger (eShop 3DS) – 6

Dokuro (PS Vita) – 6

Donjons et Dragons : Chroniques de Mystara (PSN) – 6

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Double Dragon II Wonder of Dragons (XLA) – 1 Le kusoge du XLA, avec un Metacritic de 17, soit la deuxième bouse du site en 2013 juste après Ride to Hell : Retribution.

Double Dragon Neon (XLA) – 6 (cette bande son coup de cœur)

Dr. Luigi (eShop 3DS) – 5

Duck Tales Remastered (PSN) – 7+

Dyad (PSN) – 4

Galak-Z (PS4) – 6+

Guardians of Middle Earth (XLA/PSN) – 6

Hell Yeah (PSN) – 6

Hybrid (XLA) –

Hydroventure : Spin Cycle (eShop 3DS) – 6

Jet Set Radio (XLA) – 7

Jojo’s Bizarre Adventure HD (XLA) – 5

Les 5 Légendes (PSN) – 3

Lone Survivor (PS Vita/PS3) – 7+

Magicka 2 (PS4) – 6+

Mario & Donkey Kong : Minis on the Move (eShop 3DS) – 6

Mario Golf : World Tour (3DS) – 6+

Mega Man Legacy Collection (PS4) – 6

Motocross Madness (XLA) – 5

Muramasa Rebirth (PS Vita) – 8+

Nano Assault EX (eShop 3DS) – 6

Nano Assault Neo (eShop WiiU) – 5

Naruto Powerful Shippuden (3DS) – 6

NiGHTS : Into Dreams (PSN) – 5

Ninja Gaiden 3 : Razor’s Edge (WiiU) – 6

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Okami (PSN) – 9+

Pacific Rim (XLA) – 3

Ragnarok Odyssey (PS Vita) – 5

Ratchet & Clank : Q-Force (PS3/PS Vita) –4

Ratchet & Clank Nexus (PS3) – 6

Rocketbirds Hardboiled Chicken (PSN) – 6

Rocket League (PS4) – 7+

Scribblenauts Unlimited (WiiU) – 6

Sonic Adventure 2 (PSN) – 5

Soul Hackers (3DS) – 6

Soul Sacrifice (PS Vita) – 7+

Star Trek (PS3) – 3

State of Decay (XLA) – 5

Stealth Inc. : A Clone in the Dark (PS Vita) – 8+

SteamWorld Dig (eShop 3DS) – 7+

Strider (PSN) – 7

Tank! Tank! Tank! (eShop 3DS) – 2

TMNT : Depuis les Ombres (XLA) – 2

The Cave (XLA/PSN) – 8+

The Walking Dead : 400 Days (XLA) – 6

The Wolf Among Us – Ep.3 A Crooked Mile (PSN) – 7+

The Wolf Among Us – Ep.4 In Sheep’s Clothing (PSN) – 6+

The Wolf Among Us – Ep.5 Cry Wolf (PSN) – 6+

Thomas Was Alone (PS Vita/PS3) – 6

ToeJam & Earl Collection (XLA) – 6

Uncharted : Fight for Fortune (PS Vita) – 5

Urban Trial Freestyle (eShop 3DS) – 4

Urban Trial Freestyle (PSN) – 4

Wii Party U (WiiU) – 4

Worms Revolution (XLA) – 6

Previews

COD Ghosts : nos impressions en multi.

COD Ghosts : premières impressions.

Soul Sacrifice : impressions de la démo.

Plus une bonne cinquantaine de news de l’E3 2013 couvert en rédaction.

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L’exposition Genesis 2014 : une véritable fresque vidéo-ludique.

Du 27 mars au 31 mai 2014 se tenait en plein cœur de New York Genesis 2014, une exposition originale présentée à la galerie Kim Foster. L’idée est simple : revisiter des tableaux de la Renaissance avec l’imagerie des jeux vidéo des années 1990, période Mega Drive (ou Genesis aux États-Unis). Daniel Hernandez, l’homme à l’origine du projet, nous en dit davantage.

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Du Street Fighter II chez Léonard de Vinci ?

Depuis le début des années 2000, le travail de Daniel Hernandez s’expose à travers le monde dans diverses galeries américaines et européennes. Actuellement professeur à l’université de Toledo dans l’Ohio, l’artiste explore depuis une décennie maintenant les rapports visuels qu’il peut y avoir entre l’histoire de l’art et celle des jeux vidéo. L’intéressé nous raconte comment a germé cette idée un peu folle de rapprocher le rendu de peintures mythiques avec le design de certaines créations vidéo-ludiques.

« Le concept est né par hasard, tandis que je me trouvais à la galerie des Offices à Florence. Ayant passé beaucoup de temps en Italie entre 2002 et 2005, j’ai eu l’opportunité d’arpenter cette galerie plus d’une fois. Lors d’une des visites, j’ai eu comme une sorte de déclic alors que je contemplais l’œuvre de Léonard de Vinci nommée Annonciation. Tout d’un coup, j’ai réalisé qu’il y avait une connexion très forte entre celle-ci et le jeu de combat de Capcom : Street Fighter 2. »

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Les images mises côte à côte, on ressent effectivement des points communs entre les deux œuvres : la dualité des deux personnages, les poses de Ken et Guile évoquant respectivement celles de l’Ange Gabriel et la Vierge Marie, les décors directement liés aux protagonistes (la base militaire pour le lanceur de ‘Sonic Boom’, le jardin clos rappelant la virginité de Marie), etc. Qui plus est, elles ont un point commun qui n’aura échappé à personne : l’utilisation de la 2D. Daniel Hernandez précise :

« Une grande partie de mon travail est basée sur l’existence de similitudes entre le langage visuel de la peinture et celui des jeux vidéo. Les systèmes et méthodes employés pour générer l’imagerie vidéo-ludique ont de fortes ressemblances avec ceux utilisés au cours de l’histoire de l’art. En tant qu’artiste, j’essaie d’exister entre ces deux formes d’art, d’être les deux à la fois et même temps aucune des deux. »

L’exposition Genesis 2014 proposait aux visiteurs pas moins d’une douzaine de tableaux créés entre 2013 et 2014, le premier du lot à avoir été réalisé répondant au nom de Nocturn. On y voit un affrontement entre deux factions rouges et bleues, dans un style qui n’est pas sans rappeler les manic shooters, un sous-genre des shoot’em up où les tirs des vaisseaux ennemis inondent l’écran. En termes de technique, toutes les œuvres sont le fruit d’un mélange de peinture traditionnelle à la main et d’éléments de collage via Photoshop.

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Nocturn (2013).

God Game.

Pour le joueur Américain, le double sens du nom de l’exposition est évidente, la Genèse ayant à la fois une connotation religieuse et ludique du fait du nom de la 16 bits de SEGA là-bas. Mais pour Dan Hernandez, le terme ‘Genèse’ évoque davantage le jeu que la religion.

« Je ne me considère pas comme une personne religieuse même si, enfant, j’allais à l’église avec ma famille. En conséquent, l’intérêt que je porte aux peintures religieuses est moins lié à mes croyances qu’à mon attrait pour l’histoire de l’art. J’ai grandi dans les années 1980 et ‘90 et j’ai eu la chance de posséder beaucoup de consoles de cette époque. Quand j’entends le mot ‘Genèse’, je suis donc plus enclin à l’associer à SEGA qu’à la Bible. »

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Segacielo Civita (2013).

Pièce maîtresse.

Parmi les thèmes explorés dans les peintures de Dan Hernandez, on peut citer une vision bon enfant voire surréaliste de la violence. Comme dans Streets of Rage et d’autres productions d’antan, la représentation de la violence a une couleur cartoon presque naïve, quelque part.

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Streets of Rage (ou Bare Knuckle), 1991.

« Mon travail présente une vision faussée de la violence, celle qui est transmise via les médias : la télévision, le cinéma et aussi le jeu vidéo. La violence de mes œuvres est purement symbolique, compte tenu de ma position privilégiée. En tant qu’homme Blanc, de classe moyenne vivant en banlieue, je n’ai pas ou très peu de rapport direct avec la violence. »

Dans les jeux vidéo comme dans l’art, certaines étapes semblent plus marquantes que d’autres. Daniel Hernandez en profite pour revenir sur le jeu qui lui paraît le plus marquant.

« Pour se rendre compte à quel point une œuvre a marqué son domaine, il faut regarder celles qui seront réalisées par la suite afin de déterminer si l’on ressent ou non son empreinte. Dans le milieu du jeu vidéo par exemple, je pense que Super Mario Bros. est un jeu d’une importance capitale. Sans être un historien, j’ai le sentiment qu’il s’agit d’un des premiers titres à avoir introduit le concept de pièces à collecter comme élément additionnel de gameplay. Cette idée d’enrichir un jeu avec une activité de collecte optionnelle est désormais très répandue. Le titre de Nintendo a aussi ouvert la voie du side-scroller, le genre étant encore bien représenté de nos jours. »

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Super Mario Bros., 1985.

Précisons que Mario Bros., sorti en 1985 au Japon, n’a pas inventé à proprement parler ce concept de pièce à récupérer en tant que principe secondaire de gameplay. D’autres jeux ont introduit l’idée auparavant, à l’image des sacs de pièces dans Le Bagnard – Bagman aux États-Unis -, le premier jeu arcade français sorti en 1982.

Pour ceux qui auraient envie de voir les travaux de Daniel Hernandez, précisons que l’exposition « Genesis » se tient tout au long du mois d’octobre à l’Université du Michigan. Les visiteurs peuvent y voir d’anciennes œuvres comme des nouvelles. L’artiste est également à l’affiche du musée Beit Ha’ir à Tel Aviv jusqu’en 2015 dans « Immersion », une exposition axée sur la culture vidéo-ludique dans son ensemble. Enfin, il sera aussi présent aux côtés de deux autres de ses pairs dans les locaux du CONTEXT – Art de Miami en décembre 2014.

 

[Merci à Daniel Hernandez, Kim Foster, Greeg Da Silva, William Audureau]

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Rencontre avec Kévin Dié, l’un des plus gros collectionneurs français de Zelda.

Pour divers numéros du mook Pix’n Love, j’ai eu envie de mettre en avant des personnes qui se réapproprient le médium jeu vidéo  : Thibault Rabier et ses retouches en pixel via son blog Wild Sprites (Pix #19), Oskunk et son posca magique (Pix #21), sans oublier Vadu Amka et ses customs magnifiques (Pix #25). En parallèle, je voulais donner un peu de visibilité à des amis collectionneurs. Il y a eu Fabrice Heilig (Pix #22), un passionné de Nintendo qui collectionne les machines/objets/jouets depuis les débuts de l’entreprise. Une partie de sa collection a même servi à Florent Gorges pour son travail de fourmi – encore en cours – sur l’Histoire de Nintendo. Puis, j’ai voulu donner la parole à Kévin Dié alias Nyvek, l’un des plus importants collectionneurs français de The Legend of Zelda. Portrait.

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Le boulet de Ganon.

Kévin Dié (Nyvek ou Nyvek34 sur Internet) est un jeune trentenaire du sud de la France aimant le jeu vidéo dans son ensemble.  » J’ai toutefois un gros penchant pour la firme de Kyôtô et, bien entendu, la série de la Triforce « , confie-t-il. Se qualifiant lui-même de ‘joueur collectionneur’, il recherche en priorité tout ce qui touche à Nintendo ainsi que quelques grosses séries comme Resident Evil, Castlevania, Metal Gear et Silent Hill. Comme beaucoup, l’amour du jeu vidéo remonte à son enfance, période durant laquelle ses parents leur achètent, à son frère et lui, une NES. Il revient sur ce qui l’a amené à collecter ce qui touche à l’univers de Zelda.

 » J’ai toujours aimé cette série mais l’envie de collectionner m’est venue tout simplement vers mes 18 ans où j’ai eu envie de rejouer à la Super Nintendo et ses gros hits. J’en ai donc racheté une pour 200 francs en loose avec une dizaine de jeux. De fil en aiguille, j’ai eu envie d’avoir des titres de mon enfance (Zelda III et Secret of Mana en priorité) et des softs que je n’ai jamais eu l’occasion de tester par manque de moyen. Il faut dire qu’à l’époque, comme beaucoup d’enfants, c’était les parents qui finançaient les jeux. Je n’avais pas cet aspect ‘collection’ en tête à ce moment ; j’amassais juste des jeux. Le fait de rejouer à Zelda : A Link to the Past a fait resurgir des souvenirs de folie sur mon temps passé sur le jeu et bizarrement, les souvenirs des Zelda sur NES sont remontés. Avec le recul, je me suis rendu compte que cette série était vraiment magique, qu’elle m’extirpait de mon quotidien, me transportait littéralement. « 

Avec l’arrivée tardive d’Internet dans son village, Nyvek réalise que pas mal de personnes s’intéressent aux vieux jeux vidéo, dont Zelda. Il fouille la toile et découvre alors la folie des goodies parmi d’autres choses liées à la série.  » Il y avait notamment le collectionneur pit56 qui possédait déjà de nombreuses pépites. En voyant ceci, ma motivation pour me plonger plus sérieusement dans la collection Zelda a été boostée « , précise-t-il.

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Zelda Wind Waker : le Paris – Drakkar.

Quand on lui demande quels sont ses trois épisodes favoris, l’intéressé n’hésite pas bien longtemps.  » Mon coup de cœur serait A Link To The Past, sûrement celui que j’ai dû finir le plus de fois. C’était vraiment de la folie à l’époque avec les deux mondes. Après, je citerais Majora’s Mask car il a l’univers le plus sombre de la série et le plus décalé. Il cassait vraiment les codes de la série. Enfin, je mettrais Wind Waker pour sa touche graphique et son aventure marine. La mélodie d’introduction reste envoûtante et le coté exploration en bateau m’a plu, sans parler de toutes les quêtes annexes et de la connexion sympathique avec la Game Boy Advance. « 

Rares sont les collectionneurs qui connaissent la valeur de leurs collections. Nyvek lui-même n’a aucune idée de sa ‘valeur’ globale, les prix évoluant souvent avec les nouveaux collectionneurs et les vieux objets se faisant de plus en plus rares. Sa collection se veut constituée de jeux de toutes origines (US, PAL, JAP et certaines versions exotiques), mais également de nombreux goodies, objets promo, de pré-commande, des PLV, guides, consoles, etc.  » J’ai même aussi des bonbons Zelda « , plaisante-il. Selon lui, ses pièces les plus rares sont les coffrets Club Nintendo de Majora’s Mask et Oracle, ainsi que quelques consoles portables limitées à 1000 exemplaires (hors Zelda), dont une Nintendo DS Lite limitée à seulement 50 exemplaires.

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Son amour de Zelda lui a permis d’aller au-delà du cadre de la simple collection. Un voyage organisé par Pix’n Love il y a quelques années lui a permis de rencontrer Eiji Aonuma, producer émérite de la série.  » Pour un fan de la saga comme moi, ce fut vraiment un moment unique. C’est une personne très simple, extrêmement abordable. Bizarrement, même si on a bien sûr abordé la série, on a plus parlé d’autres sujets que de jeu vidéo. «  Sa collection a d’ailleurs franchi les frontières depuis que Florent Gorges l’a interviewé dans sa rubrique de Nintendo Dream, un magazine japonais sur les jeux vidéo.

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On s’en doute, à force d’entasser, il devient difficile de tout exposer. La plus grosse déception liée à sa collection est de ne pas pouvoir la voir tous les jours, celle-ci étant rangée dans des cartons dispatchés un peu partout dans sa maison.  » A l’avenir, je souhaite avoir une pièce dédiée « , conclut-il en souriant. En attendant, si une exposition sur l’univers de Zelda venait à être créée à l’avenir, nul doute qu’il aurait de jolies pièces à prêter afin de faire découvrir la série à tout un chacun.

(Sa page FB liée à sa collection : Nyvek no Densetsu.)

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